000 03447cam a2200289 4500500
005 20260111080048.0
041 _afre
042 _adc
100 1 0 _aInfantino, Federica
_eauthor
245 0 0 _aLa mise en marché de la frontière, un produit d’État
260 _c2017.
500 _a70
520 _aTout en restant une activité emblématique de l’exercice de la souveraineté, le contrôle des frontières se réalise de plus en plus avec l’appui de compagnies privées. À partir d’une enquête essentiellement ethnographique, cette contribution offre une lecture sociologique du processus qui a conduit à l’adoption de la coopération public-privé afin de mettre en œuvre la politique du visa Schengen dans les consulats. L’article montre quelles sont les configurations d’acteurs privés et publics à l’origine de la délégation de « tâches administratives » à des entreprises privées. En suivant la fabrication de cette politique, des enceintes européennes jusqu’aux ministères nationaux et les organisations privées et publiques qui la traduisent en pratiques, cet article met en exergue le décalage entre le cadrage qui entend la coopération comme stratégie d’amélioration du service public et les logiques étatiques de ce choix. Dans un contexte de réforme des règles européennes, les États signataires de l’accord de Schengen ont utilisé la coopération avec des compagnies privées pour d’autres objectifs : réduire les coûts du contrôle européanisé, se défaire du fardeau de la mise en œuvre, dégager la responsabilité des gouvernants.
520 _aThe marketization of the border : a matter of statesBorder control lies at the core of state sovereignty. Nevertheless, it is often shared with private companies. Based on in-depth ethnographic research, this contribution presents a sociological analysis of the process that has lead to the adoption of public-private cooperation as a standard mode of implementing the EU’s visa policy. It reveals the configurations of private and public actors who have been responsible for the delegation of so-called “administrative tasks” to private companies. Having traced the making of EU visa policy, from European arenas to national ministries, and thereby identified the private and public organizations which put the policy into practice, a gap is highligted between the problem framing that interprets public-private cooperation as the improvement of public services and the underlying state logics which have structured this choice. Within the context of the reform of European rules, the member states of the Schengen Agreement have used public-private cooperation for other purposes : diminishing the costs of control induced by new European rules, getting rid of the burden of day-to-day implementation and reducing the responsibility of state actors.
690 _acoopération public-privé
690 _afrontière
690 _amise en œuvre
690 _anouvelle gestion publique
690 _avisa Schengen
690 _aborder
690 _aimplementation
690 _anew public management
690 _apublic-private cooperation
690 _aSchengen visa
786 0 _nGouvernement et action publique | VOL. 6 | 4 | 2017-12-12 | p. 51-73 | 2260-0965
856 4 1 _uhttps://shs.cairn.info/revue-gouvernement-et-action-publique-2017-4-page-51?lang=fr&redirect-ssocas=7080
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