000 02347cam a2200325 4500500
005 20260111142300.0
041 _afre
042 _adc
100 1 0 _aFrancioni, Gianni
_eauthor
700 1 0 _aNoûs, Camille
_eauthor
245 0 0 _aJus et Potestas
260 _c2021.
500 _a57
520 _aDans le §  xxviii des Délits et des peines, Beccaria soutient que, dans un État de droit, la peine de mort n’est ni légitime, ni nécessaire, ni utile. Dans un passage qu’il n’est pas facile d’interpréter, il évoque cependant le cas d’un homme qui, quoique prisonnier, constitue pourtant, par ses relations et sa puissance, une telle menace pour la sécurité de la nation que seul l’échafaud représente alors un remède nécessaire. Mais cette situation, qui évoque entre les lignes celle d’un souverain déposé, ne désigne pas un état d’exception où seraient suspendues les règles « normales » de la société politique. Elle décrit plutôt le retour à un véritable « état de guerre », où « les désordres tiennent lieu de lois ».
520 _aIn Chapter XXVIII of Des Délits et des peines, Beccaria upheld that in a state of law, the death penalty was not legitimate, necessary or useful. However, in a passage that is not easy to decipher, he referred to the case of a man who, despite being imprisoned, constituted nonetheless, through his relations and his power, such a threat to national security that only the scaffold could represent a necessary remedy. But such a situation, which between the lines evoked the situation of a deposed king, did not designate an exceptional state where the « normal » rule of law in political society might have been suspended, It described rather the return to a state of war where « disorder took over from legislation ».
690 _aBeccaria
690 _acontractualisme
690 _ajus
690 _apeine de mort
690 _apotestas
690 _autilitarisme
690 _aBeccaria
690 _acontractualism
690 _adeath penalty
690 _ajus
690 _apotestas
690 _autilitarism
786 0 _nDix-huitième siècle | 53 | 1 | 2021-06-28 | p. 637-653 | 0070-6760
856 4 1 _uhttps://shs.cairn.info/revue-dix-huitieme-siecle-2021-1-page-637?lang=fr&redirect-ssocas=7080
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