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100 1 0 _aMorin, Jean-Michel
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245 0 0 _a‪Religious beliefs and their reasons, according to Raymond Boudon‪
260 _c2024.
500 _a41
520 _aLe sociologue Raymond Boudon a cherché à expliquer des phénomènes sociaux de plus en plus complexes. Après avoir étudié les actions collectives, il s’est intéressé aux croyances collectives : il s’est d’abord intéressé aux croyances positives, comme la science, puis aux croyances normatives, morales ou politiques. À la fin de sa carrière, il s’est concentré sur les croyances religieuses avec une précision croissante. Cet article vise à rassembler les éléments de sa dernière contribution. Tout d’abord, nous présentons un modèle des raisons de croire de chaque personne ainsi qu’une formulation dynamique de l’évolution rationnelle des croyances religieuses. Cela nous permet ensuite de positionner cette théorie par rapport aux théories avec lesquelles elle est en accord, comme celles des sociologues classiques Alexis de Tocqueville, Max Weber et Émile Durkheim, et celles qu’elle réfute, comme les théories naturalistes du soupçon depuis Jean-Jacques Rousseau, Auguste Comte ou Karl Marx jusqu’aux neuroscientifiques les plus extrêmes. Pour enrichir l’analyse, je confronterai cette théorie à celle de Peter Berger, qui utilise des sources similaires, et à l’épistémologie des croyances religieuses, qui critique les mêmes opposants.
520 _a‪The sociologist Raymond Boudon sought to explain increasingly complex social phenomena. After studying collective actions, he focused on collective beliefs: he was first interested in positivist beliefs, such as science, and then turned to normative beliefs, such as morality or politics. At the end of his career, he increasingly homed in on religious beliefs. This article aims to bring together the elements of his final contribution. First, a modeling of each person’s reasons to believe is presented, along with a dynamic formulation of the rational evolution of religious beliefs. This then allows me to position this theory in relation to the theories it coincides with—those of classical sociologists such as Alexis de Tocqueville, Max Weber, and Émile Durkheim—and those it refutes, namely the naturalistic theories of suspicion from Jean-Jacques Rousseau, Auguste Comte, and Karl Marx to the most extreme neuroscientists. To enhance the analysis, I will contrast this theory with Peter Berger’s, who uses similar sources, and with the epistemology of religious beliefs, which criticizes the same opponents.‪
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786 0 _nRevue européenne des sciences sociales | 62-1 | 1 | 2024-05-23 | p. 189-218 | 0048-8046
856 4 1 _uhttps://shs.cairn.info/journal-revue-europeenne-des-sciences-sociales-2024-1-page-189?lang=en&redirect-ssocas=7080
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