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100 1 0 _aCusset, François
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245 0 0 _a« Je m'attendais à un silence indifférent... » : Entretien avec William J. T. Mitchell
260 _c2011.
500 _a65
520 _aRésumé Professeur aux départements d’anglais et d’histoire de l’art de l’Université de Chicago, William J. Thomas Mitchell, né en 1942, est à l’origine aux États-Unis du champ d’étude transversal dit des Visual Studies : l’appréhension des images, passées et présentes, quels qu’en soient les supports et les modalités (de l’iconologie religieuse à la culture de masse et à la cyberculture, en passant par les notions revisitées de l’imaginaire ou de la composition graphique), non plus à partir du postulat logocentrique de leur (il)lisibilité ou de leur traductibilité linguistique, mais en tant que formes culturelles et perceptives autonomes, dotées d’une vie et d’une historicité propres, irréductibles par conséquent aux textes et aux contextes qui les encadrent. Formalisée dans plusieurs essais désormais classiques, notamment Iconology (1986), Picture Theory (1994) et What Do Pictures Want ? (2005), une telle approche, résolument transdisciplinaire, fait usage aussi bien d’études pointues en théorie et en histoire de l’art que des propositions de Sigmund Freud sur l’image et l’inconscient collectif ou de celles de Karl Marx sur la représentation et l’idéologie. Directeur de la rédaction de la revue de sciences humaines Critical Inquiry, basée à Chicago, Mitchell s’est trouvé en outre, au cours des vingt-cinq dernières années, au croisement de polémiques théoriques et axiologiques de premier plan qui alimentèrent en retour son entreprise de problématisation du monde-image. La publication au printemps 2009, dans la collection « Penser/Croiser » des Éditions Les Prairies ordinaires, de son premier volume en traduction française, Iconologie : image, texte, idéologie (traduction de Maxime Boidy et Stéphane Roth), lui-même composé de l’essentiel de son essai éponyme de 1986 ainsi que de fragments d’ouvrages ultérieurs, fut l’occasion pour Mitchell de faire l’expérience d’une projection inédite dans l’espace intellectuel français, notamment grâce à deux courts séjours en France – pendant lesquels il donna conférences et interviews, dont un dialogue public avec le philosophe Jacques Rancière. Son livre, vieux de 25 ans en anglais, a trouvé soudain une actualité nouvelle, fût-elle déplacée, et très localisée. W. J. T. Mitchell a accepté de raconter, au cours d’un bref entretien, sa confrontation récente d’ American theorist avec le champ intellectuel hexagonal.
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786 0 _nRevue française d’études américaines | 126 | 4 | 2011-04-15 | p. 33-40 | 0397-7870
856 4 1 _uhttps://shs.cairn.info/revue-francaise-d-etudes-americaines-2010-4-page-33?lang=fr&redirect-ssocas=7080
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