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042 _adc
100 1 0 _aLévi, Jean
_eauthor
245 0 0 _aGongsun le Dragon, ou la Sublime Grenouille : Les paradoxes du sophiste chinois Gongsun Long (IIIe siècle av. J.-C.)
260 _bHermann,
_c2025.
520 _aGongsun Long, dont le nom signifie le « Dragon », sophiste chinois du IIIe siècle avant notre ère, se fit une réputation grâce à ses paradoxes, et en particulier celui du cheval blanc. Incompris de son temps, on ne vit jamais en lui qu’un ergoteur semant le trouble et ne faisant qu’ajouter à la confusion qui régnait dans une Chine en proie aux convulsions. Il connut toutefois certains sursauts de célébrité : sous les Six Dynasties (IVe-VIe siècles), puis à l’orée du XXe siècle, lorsqu’on chercha à réévaluer l’histoire de la pensée chinoise à l’aune de la tradition grecque. Néanmoins, en ne le regardant que comme théoricien, on a occulté la singularité de ses écrits : leur aspect ludique, provocateur et subversif. Car les courts essais de Gongsun Long méritent d’être relus sous d’autres angles que celui de la logique. Par la pauvreté, l’indigence, la désolation de l’univers créé par le dépouillement syntaxique et lexical de son verbe, nécessaire au déploiement de ses paradoxes, il a inventé un genre littéraire qui s’apparenterait à un théâtre de l’absurde. Si Gongsun Long est une grenouille enfermée dans un puits, le puits étroit des paradoxes sophistes, pour reprendre l’image utilisée contre lui par le grand philosophe Zhuangzi, il est, à sa manière, une sublime grenouille. Telle est l’ambition de cette traduction : éclairer ces textes d’un jour nouveau en rendant compte de leur caractère littéraire et théâtral.
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