000 02244cam a2200205 4500500
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100 1 0 _aLanglois, Emmanuel
_eauthor
245 0 0 _aEmprise, autonomie et épuisement éthique dans les sorties d’addiction
260 _c2026.
500 _a62
520 _aLongtemps focalisées sur les ressorts sociaux de la dépendance aux substances psychoactives, les sciences sociales, les sciences sociales ont négligé l’étude des sorties du monde des drogues. Pourtant, quitter la consommation interroge profondément l’autonomie individuelle face aux emprises sociales, culturelles et physiologiques. Si la dépendance a été analysée comme un phénomène structuré et codifié, marqué par des apprentissages et une intégration à une sous-culture, sa sortie reste une expérience marginalisée, bien que tout aussi signifiante. Elle renvoie à un « entre-deux » identitaire, souvent empreint de vide, de lassitude ou d’épuisement moral. Contrairement aux représentations médicales qui en font souvent une maladie incurable ou marquée par des rechutes inévitables, la sociologie propose d’y voir un processus pluriel et relationnel, dans lequel l’usager redéfinit son rapport à soi et à son environnement. La médicalisation des usages a transformé ces expériences de sortie en parcours ambigus, entre soin, stigmatisation et maintien dans l’univers des drogues. Dans ce contexte, la sortie est rarement une rupture nette mais plutôt une négociation progressive, influencée par des facteurs sociaux, personnels, institutionnels. Elle interroge la capacité du sujet à reconstruire des cadres de vie pluriels et à s’émanciper d’identités passées. En ce sens, l’expérience de la sortie offre un terrain fécond pour penser les tensions entre autonomie, dépendance et reconfiguration de soi dans les sociétés contemporaines.
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786 0 _nMédecine et Philosophie | 14 | 1 | 2026-02-26 | p. 4-8 | 2650-5614
856 4 1 _uhttps://stm.cairn.info/revue-medecine-et-philosophie-2026-1-page-4?lang=fr&redirect-ssocas=7080
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