000 03125cam a2200169 4500500
005 20260322004941.0
041 _afre
042 _adc
100 1 0 _aGodard de Donville, Louise
_eauthor
245 0 0 _aGuido Saba, Théophile de Viau : un poète rebelle, Paris, PUF, « Écrivains », 1999. Un vol. 21,5 cm × 13,5 cm de 232 p.
260 _c2001.
500 _a66
520 _aÀ la fin du XIXe siècle, les cagots sont représentés, dans les discours savants, tantôt comme des descendants d’une race gothique, tantôt comme une catégorie de lépreux. Victimes de discriminations dans le sud-ouest de la France entre le XIIIe et le XIXe siècles, les cagots constituent pourtant une catégorie de femmes et d’hommes d’apparences parfaitement ordinaires, déjà dissoute dans le reste de la société dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le décalage entre la réalité de ce que furent les cagots et leurs représentations savantes reflète par conséquent les courants intellectuels et scientifiques qui parcourent le second XIXe siècle  : à la faveur du développement des sociétés savantes, les cagots deviennent un fascinant objet d’étude pouvant aussi bien servir à confirmer les postulats d’une anthropologie racialiste en plein essor qu’à défendre, en dépit des découvertes bactériologiques, l’hypothèse d’une hérédité de la lèpre. Cet article se donne ainsi pour but de retracer la façon dont, entre race et lèpre, la figure des cagots a été façonnée durant la seconde moitié du XIXe siècle au gré de controverses et d’intérêts savants, influençant durablement l’imaginaire social plus large qui entoure cette ancienne catégorie discriminée.
520 _a‪In the late 19th century, the Cagots were depicted in learned discourses as either descendants of a Gothic race or a category of lepers. Discriminated against in southwestern France between the 13th and 19th centuries, the Cagots were nevertheless a group of men and women of perfectly ordinary appearance, who had been assimilated into the rest of society by the second half of the 19th century. The discrepancy between who the Cagots actually were and how they were represented in learned works reflects the intellectual and scientific trends that prevailed in the latter half of the 19th century. With the development of learned societies, the mysterious Cagots became a fascinating subject of study that could be used both to confirm the postulates of a rapidly developing racialist anthropology and to defend, despite bacteriological discoveries, the hypothesis of the hereditary nature of leprosy. This article thus aims to explore how the figure of the Cagots was shaped by controversies and scholarly interests surrounding race and leprosy during the second half of the 19th century, influencing the broader social imaginary of this formerly discriminated group.‪
786 0 _nDix-septième siècle | 211 | 2 | 2001-06-01 | p. 329zb-370zb | 0012-4273
856 4 1 _uhttps://shs.cairn.info/revue-dix-septieme-siecle-2001-2-page-329zb?lang=fr&redirect-ssocas=7080
999 _c1744351
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