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100 1 0 _aBreugnot, Pascale
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245 0 0 _aLes innovations socio-éducatives
260 _c2011.
500 _a29
520 _aL’enfant acquiert le sentiment de son identité personnelle dès la troisième année de la vie. Par la suite la certitude de ce sentiment d’identité ne le quittera plus jamais jusqu’à la fin de l’âge adulte, sauf confusion mentale ou démence. L’identité personnelle repose sur la distinction entre le soi et l’objet. Le soi, ou self, c’est tout ce qui n’est pas l’objet. Le self existe avant que l’on puisse parler d’un « moi », séparé du ça et du surmoi. Les différentes écoles psychanalytiques post-freudiennes, celles de Hartmann, Mélanie Klein, de Winnicott, de Lacan et de de M’Uzan s’opposent quant à leurs conceptions du soi.Normalement, un clivage sépare chez l’enfant le moi-plaisir du moi-réalité. Ce clivage lui permet de vivre intensément ses fantasmes et ses jeux tout en restant lui-même. Les enfants normaux éprouvent des sentiments d’étrangeté quand ce clivage du moi normal s’atténue. Le même clivage du moi normal s’observe chez l’adulte, dans les phénomènes de foule et l’état amoureux.En dernière instance, c’est la levée du refoulement des représentations préconscientes liées à nos traces mnésiques qui assure la permanence de notre sentiment d’identité.
520 _aA child acquires a sense of personal identity as early as the third year of life. Thereafter, the certainty of this sense of identity will never leave him or her until late adulthood, except mental confusion or dementia. Personal identity is based on the distinction between self and object. The self is everything that is not the object. The self exists before we could speak of an "I", separate from the id and the superego. The various post-Freudian psychoanalytical schools – those of Hartmann, Melanie Klein, Winnicott, Lacan and De M’Uzan – are at odds over their conceptions of the self.Normally, a splitting separates the child’s ego-pleasure from the ego-reality. This splitting enables him to live out his fantasies and games intensely, while remaining himself. Normal children experience feelings of strangeness when this normal ego-splitting subsides. The same split in the normal ego can be observed in adults, in crowd phenomena and in the state of love.Ultimately, it is the lifting of the repression of preconscious representations linked to our memory traces that ensures the permanence of our sense of identity.
786 0 _nLes Cahiers Dynamiques | 49 | 4 | 2011-05-01 | p. 97-107 | 1276-3780
856 4 1 _uhttps://shs.cairn.info/revue-les-cahiers-dynamiques-2010-4-page-97?lang=fr&redirect-ssocas=7080
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