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041 _afre
042 _adc
100 1 0 _aBoèce
_eauthor
700 1 0 _aGuillaumin, Jean-Yves
_eauthor
245 0 0 _aLa Consolation de philosophie
260 _bLes Belles lettres,
_c2002.
520 _aLa Consolation est un texte unique dans l’Antiquité où une figure allégorique, Philosophia, s’adresse à son élève (Boèce) et lui apporte la consolation de son enseignement (évidemment une présentation du monde de type néoplatonicien). Ce dialogue est l’œuvre d’un haut personnage romain chrétien, emprisonné et accusé de haute trahison, alors qu’il attendait la mort, vers 524 après J.-C. Cette situation « d’urgence » et d’imminence de la mort (pensons à celle de Socrate), démentie par la belle sobriété du texte, est devenue un modèle pour la philosophie, dernier rempart de la beauté et de la méditation, symbole de résistance à l’oppression et de méditation sur la condition humaine. La Consolation de Philosophie devait devenir l’un des ouvrages fondamentaux du Moyen Âge, à côté de ceux de saint Augustin, de saint Benoît et de Bède le Vénérable. C’est évidemment aussi un lointain modèle de La Divine Comédie de Dante. Boèce est un parfait représentant de la haute culture italienne de l’époque, déchirée entre sa fidélité à une tradition classique tenace (les satires grecques ou latines, la philosophie grecque, les consolations de Cicéron, Ovide ou Sénèque) et les réalités politiques sous le règne de l’Empereur Justinien (occupation par les Goths, persécution des chrétiens, attrait d’un Orient encore brillant de sa vie culturelle). La présente traduction, inédite, tient compte des très nombreux travaux modernes ; elle est due à un spécialiste de Boèce, Jean-Yves Guillaumin, professeur à l’Université de France-Comté.
856 4 1 _uhttps://shs.cairn.info/la-consolation-de-philosophie--9782251339436?lang=fr&redirect-ssocas=7080
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