000 03947cam a2200313 4500500
005 20260405000927.0
041 _afre
042 _adc
100 1 0 _aTonelli, Anne
_eauthor
700 1 0 _aSaint-Remy, Ariane
_eauthor
245 0 0 _aQuand la violence se fait douleur : les mots pour le dire sont-ils thérapeutiques ? Le cas particulier des jeunes « tout juste » majeurs
260 _c2026.
500 _a43
520 _aLes professionnels de santé des structures douleur sont, au cours de leur exercice, parfois mis à l’épreuve de l’adolescent douloureux chronique. Dans les situations les plus complexes, qui les soucient et qu’ils présentent en staff pluridisciplinaire, ils peuvent faire appel à des soins médicaux et de réadaptation (SMR, anciennement appelés soins de suite et de réadaptation [SSR]) pédiatriques. Ces SMR pédiatriques ont développé l’hospitalisation d’adolescents au motif de la douleur chronique dans des programmes type interdisciplinary intensity pain traitement. Les patients qui y sont adressés ont des douleurs chroniques sévères que l’on peut qualifier de haut grade car comportant ces éléments de gravité : douleur chronique avec impact important sur la vie de l’adolescent et de sa famille, déscolarisation, désocialisation, inversion du rythme nycthéméral, importance du temps passé sur les écrans, etc., tout cela malgré un suivi ambulatoire par une structure douleur dans les règles de l’art… Selon l’expérience des auteurs, le cadre de l’hospitalisation peut faire émerger la révélation de violences subies dans l’enfance ou à l’adolescence. Au-delà du traumatisme, peut-on faire un lien entre violence subie et douleur chronique ? Cette douleur est-elle l’expression physique de la violence subie ? Doit-on systématiquement y penser et si oui, pourquoi ? Puis, devant ces révélations, que faire ? Si, dans le cas du patient mineur, c’est très clair, qu’en est-il pour celui qui est « tout juste » majeur ? Les auteurs – médecin de l’adolescent et médecin de la douleur, pour l’une, psychologue clinicienne, pour l’autre –, tentent de répondre à ces questions en se basant sur leur expérience clinique.
520 _aThe adolescent internal medicine department at the FSEF Paris 16 clinic admits adolescents with chronic pain who have dropped out of school as part of a intensive intedisciplinary pain treatment (IIPT) with school reintegration focused on assessing and treating their pain and helping them return to school. Sometimes, these intensive interdisciplinary pain treatment programs reveal revelations of violence suffered beneath the suffering. Through the story of Chloé, a patient who has “just” come of age, the authors address the transition from violence to trauma, the mask of pain as the resonance of somatic symptoms in the subject’s history, the intervention of the law in the context of hospitalization on the grounds of pain, and the act of listening to and accepting suffering by emphasizing the importance of psychological temporality in multidisciplinary care. They will also discuss the importance of “a place to talk,” specifying the effect of the hospitalization setting on the lifting of secrecy and the reception of the patient’s words by the caregiver, who is then confronted with the ordeal of the traumatic narrative.
690 _aadolescence jeune adulte
690 _adéscolarisation
690 _adouleur chronique
690 _asoins/études
690 _aviolence
690 _aadolescence
690 _acare/studies
690 _achronic pain
690 _adropping out of school
690 _aviolence
690 _ayoung adult
786 0 _nDouleur et analgésie | 39 | 1 | 2026-03-26 | p. 72-77 | 1011-288X
856 4 1 _uhttps://stm.cairn.info/revue-douleur-et-analgesie-2026-1-page-72?lang=fr&redirect-ssocas=7080
999 _c2042224
_d2042224