000 02940cam a2200169 4500500
005 20260405001638.0
041 _afre
042 _adc
100 1 0 _aMasset, Claude
_eauthor
245 0 0 _aJean Guilaine, s. dir., Premiers paysans du Monde. Naissance des agricultures, Paris, Éditions Errance, 2000, 320 p., bibl.
260 _c2002.
500 _a81
520 _aCet article interroge les expériences de travail des femmes serveuses dans les cafés des quartiers populaires de Casablanca, en se focalisant sur leur activité nocturne. L’espace-temps de la nuit, socialement codé comme masculin et moralement suspect pour les femmes, constitue un cadre non conventionnel où se rejoue la division sexuelle des temporalités et des espaces. En mobilisant l’approche espace-temps sociaux, l’analyse met en évidence la tension entre des assignations temporelles genrées – qui confinent les femmes à l’espace domestique et au temps diurne – et les décalages produits par l’économie nocturne. Les serveuses, insérées dans un travail précaire, stigmatisé et faiblement rémunéré, développent néanmoins des stratégies d’adaptation et de négociation pour exister dans cet univers marginalisé. À travers une enquête ethnographique combinant observations et entretiens, l’article éclaire la manière dont ces femmes transforment, subissent ou réaménagent les rythmes nocturnes, révélant ainsi la dimension genrée des temporalités urbaines et la complexité des pratiques féminines dans un espace-temps socialement prohibé, occultant la valeur et l’effort mêmes de leur travail.
520 _aThis article examines the work experiences of female waitresses in cafés in working-class neighborhoods of Casablanca, focusing on their nighttime activities. The space-time of the night, socially coded as masculine and morally suspect for women, constitutes an unconventional setting where the sexual division of temporalities and spaces is reproduced. Using a social space-time approach, the analysis highlights the tension between gendered temporal assignments—which confine women to the domestic sphere and daytime hours—and the temporal shifts created by the nighttime economy. Waitresses, who are engaged in precarious, stigmatized, and low-paid work, nevertheless develop strategies for adaptation and negotiation to exist within this marginalized world. Through an ethnographic study combining observations and interviews, the article sheds light on how these women transform, endure, or reorganize nocturnal rhythms, revealing the gendered dimension of urban temporalities and the complexity of women’s practices in a socially prohibited space-time that obscures the very value and effort of their work.
786 0 _nL'Homme | 162 | 2 | 2002-06-01 | p. 309m-340m | 0439-4216
856 4 1 _uhttps://shs.cairn.info/revue-l-homme-2002-2-page-309m?lang=fr&redirect-ssocas=7080
999 _c2049625
_d2049625