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041 _afre
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100 1 0 _aFonquerne, Leslie
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245 0 0 _a« C’est pas la pilule qui ouvre la porte du frigo ! ». Violences médicales et gynécologiques en consultation de contraception
260 _c2022.
500 _a8
520 _aIntroduction : En France, « la crise de la pilule » a permis de questionner la centralité de la contraception orale dans la « norme contraceptive » et les inconvénients liés à son usage. Cette remise en question s’inscrit plus largement dans une dynamique de visibilisation des violences médicales et gynécologiques, à l’œuvre depuis le début des années 2010. But de l’étude : L’objectif de cet article est d’analyser les violences médicales et gynécologiques qui touchent les femmes consultant afin d’accéder au possible levier d’émancipation qu’est la contraception. Méthode : Dans le cadre d’une recherche de doctorat en sociologie portant sur les prescriptions et les usages de contraception orale, près de 70 entretiens ont été recueillis auprès de 17 usagères de contraception orale et de 31 professionnel·le·s de santé habilité·e·s à prescrire une contraception. Par ailleurs, 95 consultations médicales et gynécologiques ont été observées, en structures médicales publiques et privées. Résultats : L’usage de contraception orale nécessite un suivi médical régulier exposant d’autant plus les usagères à un risque de violences médicales et gynécologiques, dont l’absence de consentement constitue le nœud. L’étude de cas d’une consultation gynécologique et l’analyse des entretiens et des observations mettent au jour diverses formes de violences médicales, favorisant la dépendance des patientes au corps médical. Conclusions : L’imbrication des différentes formes de violences médicales et gynécologiques invite à les envisager au sein d’un continuum des violences de genre. Une posture soignante éthique permet de se prémunir de ces situations.
520 _aIntroduction: In France, “the pill crisis” has brought into question the centrality of oral contraception within the “contraceptive standard”, as well as the drawbacks associated with its use, and is more widely part of a dynamic of raising awareness about medical and gynecological violence, at work since the early 2010s. Purpose of research: This paper intends to question the medical and gynecological violence faced by women seeking medical attention in order to access what is supposed to be a condition for their emancipation : contraception. Method: As part of a sociological research project on the prescriptions and uses of oral contraception, nearly seventy interviews were conducted with seventeen users of oral contraception and thirty-one health professionals authorized to prescribe contraception. Ninety-five medical and gynecological consultations were also observed, in both public and private medical facilities. Results: The use of oral contraception requires regular medical consultation, increasingly exposing users to the risk of medical and gynecological violence, with lack of consent at its core. The case study of a gynecological consultation, as well as the analysis of interviews and observations, reveal various forms of medical violence, with a focus on the patients’ dependence on the medical profession. Conclusions: The interconnectedness of these different forms of medical and gynecological violence encourages us to consider them as part of a continuum of gender violence. An ethical caring stance makes it possible to guard against these situations.
690 _achoix contraceptif
690 _acontraception
690 _acrise des pilules
690 _agenre
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690 _acontraception
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690 _agender
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690 _amedical and gynecological violence
690 _apill scare
786 0 _nSanté Publique | 33 | 5 | 2022-03-11 | p. 663-673 | 0995-3914
856 4 1 _uhttps://stm.cairn.info/revue-sante-publique-2021-5-page-663?lang=fr&redirect-ssocas=7080
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