Le sexe, le genre et la plume ou Du masculin-féminin à l’épicène
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D’après les linguistes, la langue anglaise est structurellement moins genrée que la française. Dans une pratique de traduction de textes anglais littéraires contemporains, une traductrice est moins assignée à sa féminité, au genre féminin, dans sa langue de départ que dans sa langue cible, le français, sa langue maternelle – ce que le sujet ressent comme une liberté. Constat phénoménologique en contradiction avec les adeptes de l’écriture inclusive, qui réclament la féminisation de la langue ! Faut-il absolument se donner un genre ou accepter la confusion des genres ?
According to linguists, the English language is structurally less gendered than the French one. When translating contemporary English literary texts, a French female translator is assigned much less to her femininity and to the female gender in her source language than she is in her target language, her mother tongue—a situation the subject may consider to be a freedom. For instance, terms such as translator, writer, or lover have no gender in English. This phenomenological experience is in contrast with French supporters of “l’écriture inclusive” (inclusive writing), who argue for a feminization of the French language! Do we definitely have to choose a gender, or should we favor a little gender confusion?
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