La structure et l'effacement de l'homme chez Claude Lévi-Strauss
Drach, Marcel
La structure et l'effacement de l'homme chez Claude Lévi-Strauss - 2009.
87
Le parcours de l’œuvre de Lévi-Strauss est marqué par trois gestes : effacement de l’homme par la fonction symbolique, lutte contre le moins-d’homme colonial, recherche du plusd’homme dans l’art. Avec le concept d’inconscient structural, Lévi-Strauss efface le sujet cartésien, présent à lui-même. C’est à partir de là qu’il critique le sujet historique sartrien, dans le chapitre IX de La pensée sauvage. Le bricolage doit alors se comprendre comme la production d’un supplément de signification au moyen de la fonction symbolique. De cet effacement du Cogito, Lévi-Strauss tire deux conséquences. Sur l’universelle rationalité de l’inconscient structural, il fonde sa lutte contre l’idéologie et la politique raciste du « moins-d’homme ». Mais, étrangement, il fait silence sur la Shoah, et il faut expliquer cela. D’autre part, à partir du Finale de L’homme nu, et dans ses derniers écrits, il se tourne vers l’idée qu’un supplément d’être, un « plus-d’homme » en quelque sorte, est atteint dans l’art. Three acts mark the path of Lévi-Strauss’ works: the erasure of Man through the symbolic function, the struggle against the colonial « lesser Man », the search for the « Man surplus » in art. Lévi-Strauss erases the present-at-himself cartesian subject, by introducing the concept of structural unconscious. His critique of sartrian historic subject, in chapter IX of The Savage Mind, is based on this erasure. The so-called bricolage (« odd job ») is then to be understood as the production of a signification surplus, by mean of the symbolic function. Lévi-Strauss draws two consequences from this cogito’s erasure. He grounds upon the universal rationality of the structural unconscious, his struggle against the racist ideology and politic of the « lesser Man ». But, strangely, he keeps silent about Holocaust, and we try to explain why. Furthermore, starting from the Finale of The Naked Man, and in his last opus, he moves towards the idea that a surplus of being, a « Man surplus », are within reach in art.
La structure et l'effacement de l'homme chez Claude Lévi-Strauss - 2009.
87
Le parcours de l’œuvre de Lévi-Strauss est marqué par trois gestes : effacement de l’homme par la fonction symbolique, lutte contre le moins-d’homme colonial, recherche du plusd’homme dans l’art. Avec le concept d’inconscient structural, Lévi-Strauss efface le sujet cartésien, présent à lui-même. C’est à partir de là qu’il critique le sujet historique sartrien, dans le chapitre IX de La pensée sauvage. Le bricolage doit alors se comprendre comme la production d’un supplément de signification au moyen de la fonction symbolique. De cet effacement du Cogito, Lévi-Strauss tire deux conséquences. Sur l’universelle rationalité de l’inconscient structural, il fonde sa lutte contre l’idéologie et la politique raciste du « moins-d’homme ». Mais, étrangement, il fait silence sur la Shoah, et il faut expliquer cela. D’autre part, à partir du Finale de L’homme nu, et dans ses derniers écrits, il se tourne vers l’idée qu’un supplément d’être, un « plus-d’homme » en quelque sorte, est atteint dans l’art. Three acts mark the path of Lévi-Strauss’ works: the erasure of Man through the symbolic function, the struggle against the colonial « lesser Man », the search for the « Man surplus » in art. Lévi-Strauss erases the present-at-himself cartesian subject, by introducing the concept of structural unconscious. His critique of sartrian historic subject, in chapter IX of The Savage Mind, is based on this erasure. The so-called bricolage (« odd job ») is then to be understood as the production of a signification surplus, by mean of the symbolic function. Lévi-Strauss draws two consequences from this cogito’s erasure. He grounds upon the universal rationality of the structural unconscious, his struggle against the racist ideology and politic of the « lesser Man ». But, strangely, he keeps silent about Holocaust, and we try to explain why. Furthermore, starting from the Finale of The Naked Man, and in his last opus, he moves towards the idea that a surplus of being, a « Man surplus », are within reach in art.
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