Combattre la tuberculose au Havre (1879-1939)
Type de matériel :
TexteLangue : français Détails de publication : 2010.
Sujet(s) : Ressources en ligne : Abrégé : Entre 1879 et 1939, Le Havre se forge l’image d’une ville pionnière dans le cadre de la lutte contre la tuberculose. Précurseur dans le domaine de l’hygiène publique par l’intermédiaire du premier bureau d’hygiène de France fondé en 1879 par Jules Siegfried, la municipalité n’a de cesse durant ces soixante années d’innover pour faire face aux fléaux sociaux. C’est ainsi que se met en place un dispensaire dès 1906 pour favoriser le dépistage des malades ; l’hôpital est également aménagé pour recevoir et isoler les tuberculeux alors que les enfants sont envoyés à la campagne dans des institutions propres pour les sauvegarder du mal ou vaccinés au moyen du BCG. Toutes ces politiques sanitaires successives témoignent d’un fort investissement des élus locaux, et le modèle jusqu’alors utilisé au xixe siècle se transforme. En effet, si les moyens curatifs atteignent très vite leurs limites face à une tuberculose encore incurable, le domaine de la prévention s’en trouve nettement renforcé et, d’une certaine manière, se démocratise.Abrégé : Fighting tuberculosis in Le Havre (1879-1939)Between 1879 and 1939, Le Havre forged its image as a pioneer in the fight against tuberculosis. Precursor in the field of public health – the first Health Board in France was founded in 1879 by Jules Siegfried –, the municipality continually innovated to deal with social ills. In 1906, a dispensary was set up to encourage testing sick people ; the hospital was equipped to receive and isolate TB patients while children were sent to its institutions in the countryside to isolate and vaccinate them. These policies underline the determination of local councillors to transform the nineteenth century model. Indeed, in the face of a yet incurable disease, prevention was significantly strengthened and became more democratic.
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Entre 1879 et 1939, Le Havre se forge l’image d’une ville pionnière dans le cadre de la lutte contre la tuberculose. Précurseur dans le domaine de l’hygiène publique par l’intermédiaire du premier bureau d’hygiène de France fondé en 1879 par Jules Siegfried, la municipalité n’a de cesse durant ces soixante années d’innover pour faire face aux fléaux sociaux. C’est ainsi que se met en place un dispensaire dès 1906 pour favoriser le dépistage des malades ; l’hôpital est également aménagé pour recevoir et isoler les tuberculeux alors que les enfants sont envoyés à la campagne dans des institutions propres pour les sauvegarder du mal ou vaccinés au moyen du BCG. Toutes ces politiques sanitaires successives témoignent d’un fort investissement des élus locaux, et le modèle jusqu’alors utilisé au xixe siècle se transforme. En effet, si les moyens curatifs atteignent très vite leurs limites face à une tuberculose encore incurable, le domaine de la prévention s’en trouve nettement renforcé et, d’une certaine manière, se démocratise.
Fighting tuberculosis in Le Havre (1879-1939)Between 1879 and 1939, Le Havre forged its image as a pioneer in the fight against tuberculosis. Precursor in the field of public health – the first Health Board in France was founded in 1879 by Jules Siegfried –, the municipality continually innovated to deal with social ills. In 1906, a dispensary was set up to encourage testing sick people ; the hospital was equipped to receive and isolate TB patients while children were sent to its institutions in the countryside to isolate and vaccinate them. These policies underline the determination of local councillors to transform the nineteenth century model. Indeed, in the face of a yet incurable disease, prevention was significantly strengthened and became more democratic.




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